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Une question du 13 janvier 2008 :

 

   Dans Jean 15v2 nous lisons :  "Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche."  dans la traduction Nouvelle Édition de Genève et bien d'autres traductions reconnues.  Or dans un message biblique, j'ai entendu un prédicateur dire que cela devrait dire :  "Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le relève."   Comment pouvons-nous savoir le vrai sens du mot dans l'original ?  Est-ce que le Vigneron prend soin de celui qui ne porte pas de fruit ou est-ce qu'il le coupe de la Vigne d'où vient la force de porte encore du fruit ?

Une Question Orale !

 

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Une réponse du 15 janvier 2008 :

 

   Il y a deux outils clefs dans l'étude primaire d'un mot : le contexte immédiat et l'usage du même mot dans d'autres passages bibliques.  L'étude secondaire passe par les commentaires, traductions et dictionnaires bibliques.  La dernière est moins sûre à cause des points de vues diverses des éditeurs.  Dans Jean 15v2 le contexte immédiat dans verset 6 dit : "Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on le ramasse, on le jette au feu, et il brûle."  Ceci explique l'objectif du verbe "retrancher" dans verset 2.  On ne "relève" pas le sarment en l'attachant sur un tuteur avec l'objectif de voir s'il portera du fruit plus tard.  En plus, le contexte immédiat du verset 5 montre que le sarment qui ne porte pas de fruit est déjà du bois mort, sinon il y aurait beaucoup de fruit : "Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit."  On retranche le bois mort, on n'attend pas qu'il produise du fruit parce qu'on l'expose au soleil.

 

  Le deuxième outil d'étude primaire d'un mot est son usage dans d'autres textes bibliques.  Nous retrouvons ce verbe "retrancher" dans 196 versets dans le Nouveau Testament.  Dans au moins 30 versets, il prend le sens d'ôter, d'enlever, de séparer, et cetera. (Mt13v12, 21v43, 24v39, 25v28, 29, Mc4v15, 25, 6v43, 8v8, 19, 20, Lc8v12, 18, 9v17, 11v22, 52, 19v24, 26, Jn1v29, 2v16, 5v10, 10v18, 11v39, 41, 16v22, 19v15, 31, 20v1, 2, 13...)   Comme tout mot avec plusieurs sens, d'où viennent nos fameux jeux de mots, ce verbe en grec a plusieurs sens selon le contexte.  Il est vrai qu'il y a plusieurs contextes bibliques qui exigent le sens de "lever", mais c'est minoritaire.  Le sens primaire de ce verbe est bien "ôter" comme dans Jean 1v29.

 

  Ensemble avec un contexte immédiat qui nous conduit vers le sens "retrancher" et un usage dans le contexte étendu de toute la Bible qui justifie la traduction "retrancher" nous sommes obligés par la science de la traduction de garder ce sens.  Cela peut troubler certains théologiens qui ont peur de communiquer la fausse doctrine de la perte du salut quand beaucoup de passages bibliques enseignent la sécurité du salut éternel.  Mais il est bien de remarquer qu'aucun verset dans ce passage de Jean 15 ne parle du salut éternel.  Ceci n'est pas la question.  Par contre, dans le 16 premiers verset du chapitre nous lisons le verbe "demeurer" 13 fois, voire 4 fois dans le seul verset 4.  Nous lisons le mot "fruit" 8 fois dans le même passage.  Le verset 2 en question contient le mot fruit 3 fois.  Il est évident que le sujet n'est pas le salut, mais la capacité de porter du fruit.  Celui qui ne porte pas du fruit sera jugé sévèrement et tous ses oeuvres seront brûlées, mais lui, il sera sauvé selon 1 Corinthiens 3v11à15.  Jésus nous incite à une vie productive.  Demeurer en Lui est plus que recevoir un ticket pour le ciel !

 

En Christ, Paul H

 


 

Une question du 5 juin 2007 :

 

  Si Philippiens 2v16 et 1 Jean 1v1 disent que la parole donne vie, pourquoi 2 Corithiens 3v6 semblerait dire le contraire ?

 

  Merci pour vos réflexions sur ces passages, Paul H.

 

Écrivez-nous vos réflexions sur ces passages !

 

Une réponse du 26 juin 2007 :

 

  Dés le début de la Bible nous remarquons que "Dieu dit" et la chose existe, Genèse 1v3à31 ( La création = Dieu dit).

  Paul aux Philippiens et l'Épitre de 1 Jean 1v1 attestent tout ce que l'Évangile de Jean dans son ensemble enseigne sur la Parole de vie. Pierre a dit : "Tu as les paroles de la vie éternelle".

  Je pense, sauf erreur de ma part, qu'il est question de la manière d'utiliser la Parole de Dieu qui est une épée à double tranchant.  Epée qui sépare moëlle et esprit. Et nous, pauvres humains, il nous semble pouvoir utiliser la Parole de Dieu à notre guise pour juger et condamner le prochain au moyen des Ecritures, comme Satan envers Jèsus.

  Si la Parole marche avec l'Esprit elle donne la vie en édifiant, corrigeant, reprenant avec douceur pour nous pousser à saisir la vie, en nous donnant une bonne conscience ;  celle qui nous mène à la vie.

  C'est ce que Dieu veut :  que nous vivions. La Parole déformée accuse les autres, voire soi-même, elle fait oeuvre de destruction et de mort puisque elle nous sépare de Dieu.  "Dieu a-t'Il réellement dît?".

  Comme Dieu parle tantôt d'une manière tantôt d'une autre, nous devons veiller à ce qu'elle dit pour discerner que jamais Dieu ne parles pour rien dire.  Aujourd'hui encore, comme au temps de l'apôtre Paul, il y a mis des "garde-fous" ainsi les abus sont limités.

  Et même par ailleurs, nous devons retenir ce qui est" Bon".  AMEN!

  Merci Seigneur pour ceux et celles qui nous exhortent sans nous condamner même si l'on doit juger si ce que nous disons est conforme aux Écritures.  Que de blessures causées par des paroles déplacées sans parler de celles volontairement méchantes et injustes.

  Pardonne-moi, Seigneur, les paroles inutilles qui ont blessé mes frères et soeurs et autrui à cause de ma lègèretè.

 

Dieu vous Bénisse, Paul C.


 

Une question du 12 juin 2007 :

 

  Après avoir lu les études sur le culte autour de la table du Seigneur, j’ai ensuite beaucoup médité sur les instructions concernant un culte d’adoration. Je loue le Seigneur parce que j’ai enfin compris pourquoi la femme doit se couvrir la tête. Effectivement la nature nous enseigne que c’est une gloire pour la femme d’avoir la chevelure et que cette chevelure lui sert de voile en dehors des cultes d’adoration.  La femme n’est donc pas tenu de mettre le voile dans la vie normale comme l’exige la tradition juive.  Mais la femme (chrétienne) est tenue de cacher sa gloire quand il faut adorer le Seigneur au culte autour de la table du Seigneur.  J’ai néanmoins quelques questions :  (1) De quel discours de l'apôtre Paul s’agit-t-il dans Actes 20v9 ?  De quoi peut-on discourir étant donné qu’il n’y’à pas de prédication (à la Table du Seigneur) "Or, un jeune homme nommé Eutychus,… s’endormit profondément pendant le long discours de Paul." (2) Une femme (chrétienne) qui prie à la maison peut tranquillement se découvrir la tête ? (3) Certaines églises pratiquent également le lavage des pieds lors de la Sainte Cène Jean 13v2 : « Pendant le souper (pendant le repas de la Pâque (version semeur)… v5 « …et il se mit à laver les pieds des disciples v14 « Si donc je vous ai lavé les pieds, vous devez aussi lavez les pieds les uns aux autres. »  Bien que je ne sois pas convaincu que ce soit une instructions concernant la sainte cène, j’aimerais avoir une explication d’un tel geste.  

 

Que le Seigneur vous bénisse, Thierry T.

 

Écrivez-nous vos réflexions sur ces passages !

 

Une réponse du 8 août 2007 :

 

    Le discours de l'apôtre Paul dans Actes 20v9 était une profonde étude biblique selon le mot utilisé en grec (dialegomai).  Le mot grec est utilisé dans 13 autres passages bibliques, comme Actes 19v9, où il a toujours le sens des grandes études.  C'était une erreur comme nous pouvons tous constater par la mort d'Eutychus !  Paul a vite changé de style selon Actes 20v11.  Le mot grec (homileo) est bien traduit par "parler" (NEG et SEM).  Ce deuxième style d'une méditation bien précise, au sujet du sacrifice de Jésus sur la croix, convient mieux pour la Table du Seigneur.

    Le contexte de 1 Corinthiens 11 au sujet de la tête des chrétiens à la Table du Seigneur va de chapitre 10v15 à 14v40.  Comme tout verset hors contexte on peut faire un prétexte que les soeurs en Christ doivent se couvrir la tête en tout lieu.  Mais le sujet de tout ce contexte est la réunion de l'église locale.  En relisant le texte entier nous remarquons les même petites phrases qui le lie ensemble : "je ne vous loue pas..." ; "je vous lous..." ; "en assemblée" ; "dans l'assemblée" et cetera.

    Enfin, Jésus nous a demandé de "faire ceci en mémoire de moi" au sujet du pain et de la coupe.  Il n'a pas demandé la même chose au sujet du lavement des pieds.  Il a dit : "faites comme je vous ai fait."  Il est important de servir les uns les autres, mais le lavement des pieds n'est pas le seul moyen.

 

    En Christ,  Paul H


Une question du 6 septembre 2007 :

 

Je me demande s'il est toujours nécessaire d'enseigner sur les dîmes comme dans l'ancien testament.  Nulle part dans le Nouveau Testament, ni Jésus, ni les âpôtres n'ont prélévés les dîmes.  Et nous enseignons sur le fondement des apôtres.  Par contre nous avons le temoignage biblique de ces chrétiens qui ont donné plus que la dîme.  La pauvre veuve a donné 100% de ce qu elle avait.  Il y'a encore d'autres temoignages des chrétiens qui vendaient tout ce qu'ils possedaient.  Alors, chers frères, devrait je enseigner sur la dîme?

 

Que le Seigneur vous bénisse !  Thierry T.

 

Une réponse du 24 décembre 2007 :

 

   En attendant d'autres réponses à cette question importante, je te renvoie à la médiathèque de notre site, dans la section "Questions Bibliques - Au sujet de l'argent et l'église"  l'étude  qui s'appelle "Comment financer l'oeuvre de Dieu ?"  Comme toute la loi rituelle donnée à Israël, la dîme n'est plus une obligation pour le croyant, enfant de Dieu.  Nous sommes toujours sous la loi morale, mais affranchis de la loi des rites.  Par contre, le fait que plusieurs personnages bibliques se sont imposés la dîme de leurs gains AVANT la loi obligeant les Israélites à le faire nous dit que c'est une bonne habitude !  Ce qui ressort dans l'ensemble des versets adressés aux chrétiens est le libre choix de donner.  Je recommande les autres études dans notre médiathèque sur le sujet pour une méditation approndie de la joie de la libéralité, voire le don spirituel de cette libéralité.

 

   En Christ, Paul H